"Pour AB, ma mère

 

Je me promenais le long de cette falaise, quand, je la vis au loin, la femme au chapeau. je m’approchai. Le chapeau devint nuage, un nuage blanc puis gris, puis blanc, puis... Surpris, je m’approchai encore, était-ce bien un nuage? Elle se retourna doucement, me vit, elle souriait. Elle me regardait comme si j’étais étrange..je la rejoins, elle se tait. Le nuage flottait bien là, véritable auréole. Elle me dit qu’elle voulait dessiner la mer déchainée, mais que son bras n’allait pas assez vite...

Je ne compris pas, ne dis rien, souris. Elle me dit qu’elle voudrait peindre mon visage, mais que la peinture séche trop vite... Je souris encore, ne dis rien.

Voulez-vous essayer me dit-elle?

Elle ne souriait plus, Elle m’avoua que ce paysage adoré l’avait beaucoup inspirée mais qu’il ne pouvait pas être peint.

Un long moment passa, Elle parlait d’une couleur impossible...

Je regardais son visage qui me paraissait peinturé de rose, de rouge, de vert, de gris et de orange.... une touche de bleu... Je me réveillais nouée, je notais ces mots, J’allais peindre cette femme et son visage déchainé."

 

Julie Labarre Boileau

 

 

 

 

 

Élève des Beaux-Arts à Poitiers,

Naissance en 1952 à La Rochelle,